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Le "FRANCE" retourne dans son pays natal
Le troisième conte pour enfants de Naples Fantastique (nous remercions pour ses photos le créateur du site "La Compagnie Générale Transatlantique" ainsi que pour leur aide l'association "Frenchlines")
Cet été, Catia s'est bien amusée avec son papa et sa maman Aurelia. Ils se sont souvent rendus à la plage, mais se sont aussi concédé des moments de détente sur les collines des environs de Rome où il fait bon vivre et où les bals se succèdent tous les soirs sur les places et dans les jardins des villages. Catia aime beaucoup faire de la balançoire dans le jardin public d'une petite localité appelée Tolfa et, quand son papa est libre, elle va avec lui sur une grande plage de sable fin. Là, elle court, ramasse les nombreux trésors, comme Ariel la petite sirène, qui sont composés d'un nombre considérable de petites pierres de toutes les formes et de toutes les couleurs. Quant à aller dans l'eau, c'est une aventure, mais petit à petit, elle est de plus en plus courageuse et adore sauter dans les vagues..... L'été est passé, c'est le retour à Naples car il faut se préparer pour l'hiver et faire les conserves : tomates pelées, aubergines, courgettes et champignons à l'huile. Pour toutes ces activités Catia aide beaucoup Aurelia et ajoute souvent "c'est moi qui, c'est moi qui...", évidemment, c'est moi qui fait.... Elle réussit bien et aime surtout mettre les préparations dans les bocaux. Cela l'amuse beaucoup de mettre les tomates dans les bocaux puis de les écraser de toutes ses forces. Le temps ainsi passe vite, très vite et c'est la rentrée. Le 15 septembre au matin, comme toutes les petites filles qui sont en maternelle, Catia enfile son tablier à carreaux blancs et roses garni d'un joli col blanc. Elle monte deux par deux les escaliers qui la mènent à son école cachée au milieu des arbres et là, ce sont des cris de joie et des étreintes entre les six filles de la classe qui se retrouvent après presque trois mois de vacances. Elles ont tant de choses à se raconter que les heures défilent sans qu'elles s'en rendent compte. Les journées passent vite pour Catia, moins vite pour Aurelia qui a la nostalgie de son petit ange et qui, très souvent regarde par la fenêtre l'école de Catia et imagine ce qu'elle est en train de faire. Le 3 Octobre, dès l'aube on entend le gazouillis des oiseaux dans le bougainvillier fuschia du balcon de la cuisine sur lequel quelques fleurs résistent depuis le début de l'automne. Les oiseaux chantent car ils sont heureux, le temps est superbe et la température si agréable que Catia propose à ses parents de se promener sur la colline de Pausillipe afin de permettre aux bicyclettes de se dégourdir les jambes. Le petit Salvatore du palais a quitté Naples depuis quelques temps car les carrosses qui étaient dans la cour du Palais Royal sont partis dans un autre château et il a dû les suivre. C'est pourquoi Catia demande "Je peux inviter Marco à venir passer la journée avec nous ? Il a été si gentil le jour de mon anniversaire quand il s'est présenté avec un bouquet de roses ,car je suis sa fiancée, et depuis nous ne nous sommes vus qu'à l'école." "Bien sûr" lui répond Aurelia "dis à sa maman que Marco mangera avec nous, nous ferons un pique-nique. Si cela lui fait plaisir, elle et son mari pourront se joindre à nous" "Formidable" s'exclame Catia qui se jette au cou de ses parents pour les remercier. Elle décide de mettre une belle robe rose à bretelles puisque le temps le permet puis passe prendre Marco et ses parents qui habitent à cent mètres de chez elle. Il faut aller en voiture jusqu'à Pausillipe car il faut d'abord descendre de la colline du Vomero pour remonter sur cette de Pausillipe. Cela rappelle à Catia la Normandie car les rues montent et descendent beaucoup à Naples. Arrivés au parc, les deux enfants enfourchent les bicyclettes et font de grands tours en riant ce qui ravit leurs parents. Ils s'assoient dans l'herbe, épuisés, mangent puis s'étendent afin de faire une sieste bien méritée. Vers 16 heures, les enfants viennent juste de se réveiller quand Catia s'exclame "Quel est ce bateau majestueux qui avance dans le golfe en direction du port de Naples ?" "Ce bateau est bleu!?" dit Aurelia, "il me semble, mais non, ça n'est pas possible, on dirait la silhouette du "France", enfin du "Norway", c'est le bateau de mon enfance. Je n'en crois pas mes yeux". "Oui, ma chérie" dit Salvatore. Salvatore est aussi le prénom du papa de Catia qui est capitaine au long cours. "Je l'ai déjà vu plusieurs fois. Si je ne me trompe pas, il est déjà venu à Naples." "Catia" dit doucement Marco "est-ce que tu penses que nos parents voudraient nous accompagner voir ce bateau de plus près?" "Oh, sûrement, il n'y a aucun doute" répond-elle. En effet, les parents sont ravis et tous les six descendent en direction du molo Beverello où accostera Le France. Tandis que le paquebot entre dans le port Aurelia est prise d'un tressaillement tant l'émotion est grande. Elle revit une partie de son enfance et revoit la silhouette élancée, blanche et noire du bateau entrer dans le port du Havre. Mais, c'est encore plus grandiose, il entre dans le port de Naples où les français furent rois de Naples il y a longtemps. Il s'approche petit à petit du quai qui lui a été destiné, il glisse, ne fait aucun bruit. Il semble même que Naples, sa population et ses bruits se sont arrêtés comme pour rendre hommage à une majesté, au personnage le plus important du règne. Le France ne jette pas l'ancre, il s'approche du quai auquel il sera amarré par des cordes lancées depuis la proue et la poupe du navire. Voilà, le France est napolitain pour quelques heures. Sa porte s'ouvre et la passerelle permet aux passagers de descendre du bateau pour aller découvrir les splendeurs de la capitale parthénopéenne et de ses environs. "On ne va pas rester sur le quai 1" disent les enfants. "Enfin, papa, toi qui connais du monde ici, fais-nous monter sur ce bateau!" avance Catia. "Bon, d'accord, "pagnotella"" lui dit Salvatore. "Pagnotella" est le surnom de son papa avait donné à Catia quand elle était petite. Elle était bien rondouillette comme le bon pain !. "Alors" demande Marco "on peut monter ?". "Il faut attendre un peu" dit Salvatore, "apparemment il y a un petit problème. La passerelle a été retirée et il est impossible d'accéder au bateau" Catia, n'y tenant plus frappe dans ses mains et voilà que le petit Mario "le scugnizzo" de "La Perle du Golfe" apparaît . "Salut les enfants. J'ai su que le petit Salvatore était reparti mais j'ai appris que Catia a un adorable fiancé et j'en suis ravi. Ne me dites rien, je sais tout : vous voulez certainement monter à bord du France et vous avez raison car, et d'une vous découvrirez un splendide paquebot et de deux vous, et surtout Salvatore, serez très utiles à bord. Fermez vos yeux ainsi que vos parents, donnez-vous la main et répétez deux fois cette formule magique "panels, planes,naples" et vous serez surpris. Tous les six se mettent en cercle, ferment les yeux, disent deux fois la formule magique et..... en ouvrant les yeux, ils se retrouvent sur la passerelle de navigation du France avec Naples à leurs pieds. "C'est comme dans les films" s'étonne Marco "regardez, il y a même un gouvernail ! C'est fantastique !" "Effectivement" dit Salvatore, "il faut continuer à rêver car sur les nouveaux bateaux il est vrai que la passerelle de navigation est toujours immense, mais tout est électronique et presque tout est dirigé par un ordinateur à part les manoeuvres évidemment." "Chouette, des jumelles" s'écrie Catia qui s'amuse à regarder autour d'elle et voit les objets bien plus près que la réalité. "Je désirerais savoir d'où vient le paquebot et savoir où il doit se rendre, allons voir le carnet de bord" dit Catia. Tous les six vont dans la pièce située à l'arrière où se trouvent les cartes marines et découvrent un monsieur d'une soixantaine d'année, vêtu de blanc, en pleurs. "Qui est-ce ?" demande Marco attristé. Salvatore explique en voyant les grades que ce monsieur est le commandant du paquebot. Catia s'approche du commandant et lui dit "mon papa conduit lui aussi les bateaux, il parle très bien le français, il pourra sans doute vous aider" "Merci, ma petite" répond le commandant entre deux sanglots. Il sèche ses larmes et se présente à nos six protagonistes. "Bonsoir, je suis le commandant Dupont, je commande le France, je veux dire le "Norway". Mais comment êtes-vous montés à bord ?" "C'est la magie, nous sommes magiques" répondent les enfants en choeur "et nous savons résoudre tous les problèmes, les grands comme les petits. Nous ne savons pas quel est le vôtre mais avant que le soleil se lève derrière le Vésuve votre problème se sera envolé" "Je ne veux pas vous ennuyer" dit une voix étrange qui résonne sur la passerelle de navigation, "c'est le France qui vous parle car le commandant est trop triste pour le faire. Je vous explique en quelques mots j'ai été créé en 1960 dans les chantiers navals de Saint Nazaire. J'ai commencé ma carrière à l'ère des grands transatlantiques en 1962, en effet, je reliais régulièrement Le Havre et New-York. Malheureusement, j'ai arrêté de naviguer en 1974 puis on m'a vendu en 1978. On m'a transformé puis je suis devenu un bateau de croisière aux Caraibes. Le chanteur Michel Sardou a écrit une superbe chanson sur moi car tous les français ont été très touchés de mon départ. Vous venez de monter à mon bord pour ma dernière croisière en Europe puisque je vais partir pour l'Asie, voici ma bien triste destinée. Je vais quitter définitivement mon pays d'origine. On devrait me rebaptiser "l'exilé". Le commandant pleure car il ne veut plus continuer cette croisière, il ne veut plus faire monter les passagers à bord afin que cette croisière ne finisse jamais. Il est désespéré et je ne sais comment le consoler." Catia lui répond "Ne te fais aucun souci, cher France, tu vas voir, on va tout arranger, nous sommes là et, parole de Catia, tu rentreras dans ton pays pour toujours et nous t'aiderons, je vais tout expliquer au commandant et tu seras à nouveau français sous peu". "Merci mes braves amis" leur dit le France si ému "vous me semblez si gentils et sincères que je vous crois. Je me remets entre vos mains et je vous assure que si vous réussissez votre entreprise vous serez toujours mes invités d'honneur à bord." "Papa" dit Catia, "parle au commandant". Salvatore lui dit "Le France nous a tout expliqué ; il a compris que nous sommes ses amis et votre ami aussi. Je suis en période de repos, et, si vous le désirez, je pourrais vous seconder pour continuer cette croisière" "Mon cher .....Salvatore je crois?. Je vous remercie mais je refuse de commander à nouveau ce bateau, par contre si vous me faites l'honneur d'accepter, je prends la responsabilité de vous nommer à ma place commandant du France à partir de cet instant et c'est vous qui prendrez toutes les décisions à bord. Mon coeur est trop triste et je ne peux rien faire d'autre". "Je vous remets solennellement mes grades et je sais que vous sauverez mon paquebot". Aussitôt les enfants s'empressent de descendre les escaliers à toute vitesse afin d'ouvrir à nouveau la porte et de remettre la passerelle avec l'aide du personnel de terre. Aurélia est vêtue d'une robe très élégante noire, rouge et blanche aux couleurs du France et s'apprête à accueillir les passagers de retour des différentes excursions. Mario, au courant de tout, fait tomber une pluie d'étincelles sur l'extérieur du paquebot qui revêt sa couleur d'antan. Les deux grandes cheminées redeviennent rouges et noires, la coque noire et le pont principal blanc.
Même le nom a changé et le paquebot expose fièrement en lettre d'imprimeries blanches son nom "FRANCE". Catia et Marco prennent tous les drapeaux qu'ils trouvent et pavoisent le France. Il est paré en habit de fête. Salvatore se rend à la capitainerie du port afin d'ajouter sur son livret de navigation 3/10/2001 embarquement sur Le France en qualité de commandant. Catia est très fière de son papa et Aurelia est heureuse que son mari obtienne finalement ce grade après 25 ans de service. La nouvelle se répand très vite dans le port et le soir même une réception est organisée à bord avec toutes les autorités françaises présentes à Naples ainsi que les responsables italiens.
Les passagers assistent à une soirée inoubliable : toutes les tables sont recouvertes de nappes décorées de broderies sorrentines. Les plus grands cuisiniers parthénopéens ont travaillé d'arrache pied pour préparer un immense buffet où aucune spécialité napolitaine ne manque : spaghettis aux fruits de mer, pizza, parmigiana d'aubergines, babas, pastiera et des dizaines d'autres plats succulents. Le tout arrosé d'un délicat Lacryma Christi et pour terminer d'un bon verrre de liqueur de limoncello à peine sorti du freezer. Pour agrémenter la soirée, des chanteurs napolitains et des joueurs de mandolines passent parmi les tables des invités éblouis par tant de joie. A la table principale se trouvent nos cinq protagonistes aux côtés du néo-commandant qui n'arrive pas encore à réaliser ce qui lui arrive. Salvatore a convié l'ancien commandant Dupont à sa table car il ne veut pas le laisser seul. Ce dernier a même retrouvé le sourire puisqu'il sent que le France continuera à vivre et ce, encore pour de nombreuses années. Le clou de la soirée est marqué par un spectacle de tarentelle exécuté par une troupe de Sorrente. Aux fastes du France paré de ses mille feux s'ajoutent les vêtements bariolés de couleurs vives des danseurs de tarentelle. Quelle allégresse ! Peu à peu, tous les passagers ainsi que Catia et Marco sont invités à danser : le paquebot est en liesse ! Cette soirée restera inoubliable ! A minuit, les membres de l'équipage saluent invités et passagers puisque le lendemain matin il faut quitter Naples pour rejoindre la prochaine escale : La Spezia. A 10 heures, Salvatore arrive sur la passerelle de navigation avant de lever l'ancre. L'un des passagers lui remet une pétition signée par tous les participants à la croisière. Ils désirent tous sans exception que la croisière soit modifiée, qu'elle passe le détroit de Gibraltar puis remonte l'Océan Atlantique et enfin la Manche pour s'achever le plus près de la Capitale française afin de toucher le plus de gens possible. Ils ont aussi décidé de ne quitter le bateau que si une décision favorable pour le France sera prise. Le commandant ayant pris acte de cette demande en réfère aux autorités maritimes compétentes qui donneront leur décision à la fin de l'année. En attendant, émus par tant d'affection pour ce paquebot, ils donnent le feu vert au commandant. Ainsi, le 4 octobre, Le France largue les amarres et salue chaleureusement la ville de Naples en cornant de nombreuses fois. Maintenant le France couvre les bruits napolitains dont nombre de ses habitants ayant entendu parler des déboires du bateau à la télévision étaient venus sur le quai pour saluer cette majesté. Le temps est très clément, ainsi la croisière est réellement agréable. Catia et Marco manqueront l'école quelques temps mais pendant les voyages de transfert leurs parents leur donnent des cours et lors des nombreuses escales ils accompagnent les passagers . Ils visitent Majorque, Grenade et apprennent aussi quelques mots d'espagnol. Catia adore dire "Qué tal? Cómo te llamas" ce qui signifie comment vas-tu ? comment t'appelles-tu? Puis à Lisbonne, ils découvrent aussi de splendides mosaiques semblables à celles du cloître de Santa Chiara bien que de couleurs différentes. Naviguer le long des côtes de l'océan Atlantique n'est pas si facile. En effet, mi-octobre Le France essuie quelques tempêtes avec de très fortes rafales de vent. Mais tout le monde à bord reste serein car le commandant est très expert. Une fois passée la pointe du Raz, le bateau longe les côtes de la Manche et ne montre aucun signe de fatigue. Au contraire, tous ont l'impression que le paquebot veut se montrer au meilleur de sa forme. Il passe devant le Havre avec une grande émotion car une longue chaîne s'est formée depuis la veille du Havre à Paris. Des millions de personnes se donnent la main jusqu'à la capitale, devant la cathédrale Notre-Dame , sur le point zéro d'où partent toutes les grandes routes. Tous les passagers sont sur les différents ponts pour saluer cet incroyable élan de solidarité et ils lancent des serpentins en signe de fête. Pour escorter le France dans l'estuaire de la Seine, ce ne sont pas les abeilles du port du Havre mais....... c'est extraordinaire! il s'agit des deux fidèles dauphins amis de Catia "Aries" et "Taurus" qui sautent de joie devant le bateau. Catia, Marco et leurs parents, ayant compris quelles étaient les intentions des dauphins se mettent à nouveau en cercle en se donnant la main et répètent la formule magique de Mario "panels, planes, Naples" et à l'approche du France tous les ponts s'ouvrent comme par magie pour laisser passer le paquebot. Les journaux, la télévision française et étrangère donnent la "une" au France. Le France arrive à Paris salué par tous les bateaux mouches décorés eux aussi comme pour une parade. Ils cornent tous au passage de leur aîné. Il accostera à deux pas de Notre Dame le long du quai de la Mégisserie en attendant son destin. Un long mois passera ainsi. Les enfants visitent petit à petit tous les monuments de la capitale. Dès le 8 décembre, un immense sapin de Noël est hissé à l'avant du bateau. Tous s'affairent à bord pour le décorer de boules et de guirlandes rouge et or de toutes les formes que Marco et Catia ont acheté dans les grands magasins. La veillée de Noël, un grand repas à la napolitaine est préparé. Tous sont très émus dans l'attente du 31 décembre, date à laquelle sera donnée la destinée du France. Le 25 décembre au matin, Catia et Marco se réveillent très tôt, ils appellent leurs parents pour voir ce qu'ils trouveront au pied du sapin. Ils restent ébahis en apercevant dans la pénombre une silhouette familière qui s'éloigne, vêtue de rouge, s'élevant dans le ciel sur un traîneau tiré par des rennes. Ils courent pour découvrir quels sont leurs cadeaux. En ouvrant les paquets, quel est leur étonnement car leur cadeau est identique à celui de tous les passagers : une maquette du France !
"Mais, qu'est-ce que cela signifie ?" demande Catia intriguée. "Je ne comprends pas" lui répond Aurelia. Salvatore et l'ex-commandant Dupont n'ont pas encore ouvert le leur qui est plus petit. "Allez, ouvrez" leur crie Marco et Catia en choeur. Dans chaque paquet, un parchemin a été glissé. Salvatore en lit le contenu. "En cette date solennelle du 25 décembre 2001, moi, le Père Noël, je rebaptise officiellement le paquebot "France" et lui octroie une longue vie très agréable sous le commandement de Salvatore et de Mr Dupont. Le France continuera à naviguer dans son pays puisqu'il a obtenu la permission d'effectuer des mini-croisières au départ du Havre et de Saint Nazaire pour le plaisir de tous. Lorsqu'il sera fatigué, il pourra prendre une longue retraite bien méritée dans la ville qu'il préférera et deviendra le plus grand musée de la marine flottant du monde. Fait à Rekjavik le 25/12/2001"
A ces mots, tous sautent de joie. Pendant des journées entières ce ne sont que visites, interview de la part des chaînes de télévision du monde entier. Le 31 décembre, à minuit, des feux d'artifices sont tirés dans toutes les villes de France. A Naples, où tous les ans ont lieu d'extraordinaires feux d'artifices, le bouquet final fait apparaître dans des couleurs scintillantes le mot FRANCE.
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